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Poil à gratter
Les temps sont durs, mais c'était à prévoir... la cigale La cigale, ayant mirlitonné pendant de nombreuses années et pas seulement en été, se trouve maintenant fort dépourvue. A en crier famine !
Pinocchio, le retour Faut pas insister ... Grâce à TONIC et à HEB’DI, deux magazines indépendants, il existe enfin en Alsace une presse qui ose aller voir ce qui se cache derrière le rideau. Le TONIC du mois de février nous offre une interview de Jean-Luc Reitzer intitulée : « Les gens m’aiment bien, je n’y peux rien ! ». Le ton est donné !
Colère et lamentations Capitaine Haddock L’annonce dans la presse de la liste des nombreuses fermetures de classe dans le Sundgau a fait hurler, une fois de plus, notre preux député-maire. Il va devoir, fissa, revêtir son costume de sauveur, enfourcher son destrier et galoper jusqu’à la Capitale. Aux grands maux, les grands moyens !
Allô, maman bobo ! Un coucou sundgauvien Des vœux manqués qui tournent à la farce et… aux aveux ! La cellule riposte n’a pas tardé à se mettre en chauffe. Cette histoire de vœux manqués alimente tous les fantasmes du côté de la majorité et se fait tordre de rire l'opposition.
Peur sur la ville Jean-Luc Reitzer se prépare pour une campagne électorale dans le Sundgau L’année commence bien ! Et ça se gondole pas mal dans le Sundgau ainsi que dans notre bonne ville. Le député-maire Jean-Luc Reitzer, fort dépité, s'est imposé un horrible supplice : il a renoncé à SA cérémonie des voeux !
On dit merci qui ? Un alambic L'abus d'autocongratulation est tout aussi dangereux que quelques verres de schnaps en trop.
Compte rendu du Conseil Municipal du 28 novembre 2011 Gendarmerie Nationale La Ville se renfloue en vendant son patrimoine. Juste un peu d'air avant de devoir procéder à de nouveaux emprunts. Ainsi va la vie à Altkirch ...
Le rapport préparatoire du Conseil Municipal d'Altkirch du 28 novembre 2011 On vous le livre tel quel. On vous laisse apprécier la précision des prix de vente des terrains et des subventions à verser à Domial… Ainsi est gérée notre bonne ville
L'indemnité de représentation de frais de mandat vu d'un autre pays… cerises sur le gâteau Une vidéo sous-titré qui en dit long sur l'indemnité représentative de frais de mandat. On comprend mieux l'acharnement à se faire réélire…
Après moi, le déluge… le plombier Altkirch, qui a tout d’une grande, nous dit-on sans relâche, n’a pas été épargnée par le scandale Dexia. Mais comme souvent, lorsqu’il s’agit de gérer les finances de la ville, notre super édile est manifestement en manque de discernement. Et compte-tenu de l’état général des finances, on peut se retrouver contraint de pactiser avec le diable jusqu’à s’essayer au trading avec l’argent public.
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Le caillou dans la chaussure

Ah ! Que la vie était belle avant que des citoyens, peu gênés aux entournures, ne viennent démontrer que la gouvernance de la Ville n'est pas cette irrésistible et mirifique marche en avant toujours claironnée, mais plutôt une suite de glissements et de dérapages qui, si l'on n'y prend pas garde, risquent de nous conduire tout droit dans le mur.

Les temps sont durs, mais c'était à prévoir...

La cigale, ayant mirlitonné pendant de nombreuses années et pas seulement en été, se trouve maintenant fort dépourvue. A en crier famine !

On sait avec quelle facilité le député-maire répondait présent chaque fois qu’une association lui demandait quelques subsides pour porter ses projets. La ville d’Altkirch est une grande distributrice de subventions. Et pour cause. Ces nombreuses personnes sont toutes des électeurs et des électrices potentiels pour les élections législatives. Il ne faut pas négliger le retour sur investissement.

Les temps ont changé

L’heure est visiblement aux économies, après sans doute un petit rappel à la prudence, sinon à l’ordre… Les solliciteurs de subventions sont donc priés d’aller tendre leur sébile ailleurs, parce que les caisses de notre bonne ville sonnent un peu creux. Et cette fois-ci ce n’est pas l’opposition qui le dit, mais le maire lui-même.

Il l’a même écrit !

Nous avons pu prendre connaissance d’un étonnant courrier daté du 16 janvier 2012. Il s'agit de la réponse du député-maire à un président d'association en quête d'une petite aide financière de l'ordre de 1 000 €, pour un projet d'action humanitaire.

Jean-Luc Reitzer reconnaît que les finances d'Altkirch sont au plus mal.

Les termes employés dans la lettre ne laissent plus aucun doute sur les réelles capacités financières de la ville. Selon lui, les contraintes financières et les difficultés économiques de sa ville sont telles qu’il lui est impossible de satisfaire cette demande" … Pas même en puisant dans sa petite réserve parlementaire? Heureusement, d'autres généreux élus ont su mettre la main à la poche.

Pourtant, il y a peu, nous pouvions lire dans la presse, à l’occasion « des vœux de la majorité » ainsi que dans le magazine Tonic, que le présent et l’avenir de notre belle cité sont lisses, dégagés et chantants. Qu’il n’était pas question de casser le rythme des annonces et de cesser de prendre des engagements, même délicats à tenir le moment venu !

Bien sûr, il n'y est pour rien et il le justifie :  "La conjoncture actuelle est incertaine pour toutes les collectivités". Quelle surprise ! Depuis le temps qu'on lui chante que sa ville est dans les choux ! Mais la majorité a toujours ostensiblement tourné le dos à nos conseils de prudence ! Elle a préféré continuer à afficher un optimisme béat. C'est d'autant plus incompréhensible que le maire est aussi député, donc un élu national dont le vrai rôle est de faire les lois et de les voter. Il aurait pu anticiper les conséquences de ses choix politiques et faire preuve de plus de prudence. Sinon, à quoi sert son cumul des mandats ?

Nicolas Machiavel, homme politique et écrivain florentin avait en son temps étudié l'art de gouverner pour les princes. Il écrivait :

"Prévoyant de loin les maux qui naissent, ce qui n'est donné qu'au sage, on y remédie vite. Mais quand, pour ne pas les avoir vus, on les laisse croître assez pour que chacun les voie, il n'est pas de remède."

Voilà bien tout le fond du problème ! Nous le serinons depuis 4 ans.

C'est ce que nous appelons d'une manière un peu plus imagée : pratiquer la politique du chat crevé au fil de l'eau.

Mais contrairement à Machiavel nous pensons qu'il existe un remède : changer d'équipe !

M.Randé  A.Koegler